Mais ou est passée Héïdi ?

Attention le taux de mièvrerie de ces images est supérieur à la limite autorisée par les normes européennes.
Aurais-je pu courir dans ces herbes hautes ? Ou pire, me rouler dedans et embaumer les parfums sauvages de ces fleurs très très communes ? Mon égo, mon statut d'Homme l'aurait-il supporté ? Aurais-je pu être repéré par la demoiselle des sommets et la rencontrer ?
C'était sans compter les 3 heures de transpiration dégoulinante qui, séchée et auréolée lors de ma pause casse croûte, a magnifiquement dessiné une série de franges blanches aux endroits les plus intimes que couvre ma chemise ; ainsi que l'odeur tenace des minéraux venus s'accumuler autour des pores de ma peau luisante ; et les piqûres de Taons sur toutes les parcelles de peau nue malgré le béret, les manches longues, le pantalon et les chaussettes montantes...
Bref, le prince charmant des montagnes sentait le Bouc et attirait les mouches. Camouflage absolu, j'ai pu photographier les prairies, les arbres et les rochers sans les effrayer. Vous voyez comme ils ont l'air nature !?
B.A.



































